26.5.09

Extension du domaine du soviétisme : gardarem lou monopole !


Un e-mail que m'envoie une lectrice. Les soviétiques monopoliseurs ne veulent décidément pas lâcher le morceau et n'hésitent pas à employer les méthodes de dissuasion musclées. Tant pis pour eux : ils font le jeu des compagnies d'assurances qui sont hors du territoire (comme Amariz).
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Je me permets de vous faire part - à chaud - du dernier entretien téléphonique que j'ai eu ce jour avec la représentante de la société IHI, mutuelle danoise qui proposait jusqu'à présent des produits d'assurance santé aux ressortissants français.

A ma demande, elle a refusé tout net de souscrire pour ma famille quelque police que ce soit. En effet, des directives très précises émanent de sa Direction, qui fait l'objet de pressions de la part des autorités françaises.

IHI a donc interdiction de vendre une assurance santé à un ressortissant français. Les quelques "fous" qui se sont risqués à souscrire une assurance auprès d'IHI ces dernières années ont été contraints de résilier leur police, et ont été par conséquent remboursés par cet organisme.

Elle m'a conseillé de me tourner vers une société d'assurance sans représentation physique sur notre beau territoire national... Nous sommes donc concrètement en Soviétie française !

24.5.09

Adresse de Faraj Chemsi aux candidats aux élections européennes

A la veille d’élections européennes en France pour lesquelles les Français montrent peu d’intérêt, je me permets de vous interpeller au sujet du refus des gouvernants et tribunaux français d’appliquer des directives européennes complètement transposées dans le droit français.

Depuis une dizaine d’années, des centaines de milliers de citoyens français ont quitté le système de sécurité sociale français.

En effet celui-ci, trop onéreux et offrant de faibles prestations, est devenu destructeur d’avenir puisque basé sur l’endettement.

Ces citoyens sont traînés devant les tribunaux de sécurité sociale qui sont juges et parties au pays des Droits de l’homme et du citoyen...

Quand ils se tournent vers les responsables politiques français, ceux-là même qui ont signé et transposé les lois mettant en concurrence les caisses de sécurité sociale françaises et permettant ainsi la libre circulation des biens et des personnes, ceux-ci indiquent d’une même voix que « la mise en œuvre du droit communautaire dans notre pays ne saurait remettre en cause le monopole des caisses de sécurité sociale ».

Les autorités françaises allèguent le fait que "le droit communautaire ne porte pas atteinte à la compétence des Etats membres pour aménager leurs systèmes de sécurité sociale". Ils oublient volontairement de préciser que "dans l’exercice de cette compétence les états membres doivent respecter le droit communautaire, notamment les dispositions relatives à libre prestation de service", comme l’indique l’arrêt du 16 mai 2006 de la Cour de justice des communautés européennes.

Il s’agit d’un grossier mensonge que ces responsables politiques profèrent en toute connaissance de cause. En effet, leur position s’inscrit dans la stratégie délibérée du gouvernement français visant à retarder le plus possible l’éclatement de la vérité sur l’abrogation du monopole de la sécurité sociale afin de préserver un statu quo dont chacun sait pourtant qu’il est la cause principale des difficultés économiques et sociales de notre pays.

Il n’est pas besoin de faire de longues recherches pour mettre en lumière le caractère scandaleusement mensonger de leurs propos.

Il suffit à cet effet de se reporter au portail Internet de la sécurité sociale française. Au milieu de nombreux développements visant tous à démontrer fallacieusement le maintien du monopole de la sécurité sociale, on peut lire les "informations" suivantes :
« Les institutions de retraite complémentaires régies par le titre II du même livre qui mettent en œuvre la retraite complémentaire obligatoire en répartition des travailleurs salariés et assurent une solidarité nationale interprofessionnellle (ARRCO et AGIRC, articles L 921-1 et suivants du code de la sécurité sociale) relèvent-elles de l’organisation de la sécurité sociale. »
En se reportant aux articles L.921-1 et suivants du code de la sécurité sociale, tels qu’ils figurent sur le site officiel du gouvernement Legifrance, on peut lire les informations suivantes :
Les articles L.921-1 et suivants du code de la sécurité sociale portent la mention « Loi n° 94-678 du 8 août 1994, Journal Officiel du 10 août 1994 ». Or la loi n° 94-678 du 8 août 1994, publiée au Journal Officiel n° 184 du 10 août 1994, page 1165, est ainsi titrée : « Loi n° 94-678 du 8 août 1994 relative à la protection sociale complémentaire des salariés et portant transposition des directives n° 92-49 et n° 92-96 des 18 juin et 10 novembre 1992 du Conseil des communautés européennes ».
Ainsi donc, l’ARRCO et l’AGIRC, régimes de sécurité sociale à part entière, sont bel et bien visés par les directives européennes et les lois qui les ont transposées. Il en découle nécessairement que tous les régimes de sécurité sociale le sont aussi et qu’aucun d’entre eux n’a plus le moindre monopole.

Il est ainsi prouvé que le gouvernement et l’administration française mentent délibérément à la représentation nationale et aux citoyens. Le but de cette attitude antirépublicaine est de maintenir un peu plus longtemps un système social que la construction européenne a rendu caduc mais auquel un certain nombre d’organisations syndicales ne veulent pas renoncer.

J’ajoute que cette réponse mensongère faite aux Européens de nationalité française, constitue une violation de leurs droits et une intolérable discrimination.

Je veux croire, en conséquence, que vous ferez, chers Candidats européens, le nécessaire pour libérer les Français du joug de ce monopole illégalement maintenu par la force et la contrainte en France et manifesterez l'intérêt que vous portez à la façon dont y est appliquée la Convention européenne des Droits de l'Homme, ainsi qu’à la façon dont les Français sont contraints d'accepter le maintien du système social actuel au mépris des lois nationales et des engagements communautaires de la France.

Veuillez, chers Candidats, nous faire part de vos intentions d’action.
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CJCE / ARRET WATTS C – 372 / 04 DU 16 MAI 2006

Au point 92, reprenant la position de la commission européenne, il est écrit :

« S’il est constant que le droit communautaire ne porte pas atteinte à la compétence des États membres pour aménager leurs systèmes de sécurité sociale et que, en l’absence d’une harmonisation au niveau communautaire, il appartient à la législation de chaque État membre de déterminer les conditions d’octroi des prestations en matière de sécurité sociale, il demeure toutefois que, dans l’exercice de cette compétence, les États membres doivent respecter le droit communautaire, notamment les dispositions relatives à la libre prestation des services. Lesdites dispositions comportent l’interdiction pour les États membres d’introduire ou de maintenir des restrictions injustifiées à l’exercice de cette liberté dans le domaine des soins de santé. »

Au point 94, la libre prestation de services est une fois de plus confirmée.

« À cet égard, il convient de rappeler que, selon une jurisprudence bien établie, l’article 49 CE s’oppose à l’application de toute réglementation nationale ayant pour effet de rendre la prestation de services entre États membres plus difficile que la prestation de services purement interne à un État membre. »

La CJCE, par ses arrêts, est le « juge suprême ».

La Cour de Cassation et le Conseil d’Etat sont obligés de suivre ses indications. Et les dirigeants des caisses de respecter la loi, sous peine de graves sanctions pénales.

23.5.09

Quitter la sécu, quitter le RSI

Michael Leduc est opticien à Cayenne. Il est interviewé sur la télévision Antenne Créole Guyane. Le début de la vidéo rappelle les propos élusifs de la ministre, qui se garde de répondre directement à la question d'Eric Revel sur la transposition des directives européennes qui permettent de sortir de la Sécurité Sociale.



Vous pouvez lire également le texte que Michael a posté sur le Cri du contribuable. Il y invoque l'Affaire C-350/07 du 18 novembre 2008. Il conclut :
Ceci prouve que la libre assurance est parfaitement en œuvre mais que le marché est par la seule volonté politique déclaré (par communiqué de presse uniquement) comme un monopole. Ce qui explique que les multiples questions posées au gouvernement par les députés n’ont obtenu aucune réponse depuis presque dix ans et le décret n°2008-1407 du 19/12/2008 qui engage la responsabilité personnelle et pécuniaire des agents comptables des organismes de sécurité sociale. Ce qui me fait dire que le lâché des assurés est proche et aussi celui des assureurs.

Je me suis assuré en sécurité sociale auprès d'un organisme concurrent conformément à la libre prestation de service au sein de l’Europe grâce aux directives 49/CE, 81/CE, 82/CE, 86/CE et directives n° 92/49-CEE et 92/96-CEE. N’étant « pas à charge de la sécu française » depuis des années, je n’ai donc pas à payer quoi que ce soit qui émane de la sécurité sociale ou lui est collecté puis attribué par un quelconque organisme d’État.

4.5.09

Assurance santé hors SS : exemple de calcul

Rêvons un peu. Supposez que vous quittiez l'espace soviétique franchouillard pour vous expatrier dans un pays pas forcément lointain. Combien vous coûterait une assurance santé privée ?

Je suis tombée par hasard sur un formulaire d'April facile à remplir.

J'obtiens un coût de 1700 € pour une personne de 30 ans et de 3000 € pour une de 50 ans, et ceci à partir des hypothèses suivantes, qui débordent largement de ce que propose la sinistre SS en France :
Frais de santé : Hospitalisation + Médecine courante + Optique-Dentaire

Hospitalisation à 100% :
Prise en charge des soins et honoraires, des frais de séjour et de la chambre particulière jusqu'à 50 €/jour

Médecine courante à 80% :
Prise en charge des honoraires de médecin, radiologue, kinésithérapeute, laboratoire, pharmacie ainsi que les frais d'appareillages et prothèses.

Optique et dentaire à 80% :
Couverture des soins et prothèses dentaires et des dépenses optiques (lentilles, montures et verres).
Ces coûts correspondent à peu près à ceux d'une assurance privée telle que IHI, voir mon ancienne étude de 2004.

A comparer avec ce qu'on vous prend actuellement en France si vous êtes salarié. Prenez votre feuille de paye et ajoutez cotisation d'assurance-maladie (salariale + patronale) + CSG + CRDS.

Est-ce que la SS française vous vole ? Ben oui, c'est d'ailleurs son but : voler les plus riches et appauvrir toujours davantage les plus pauvres, au bénéfice des profiteurs, des syndicats "gestionnaires" et de tous les bureaucrates qui en vivent !

27.4.09

Dessin libertarien 83 : UE/déficit : procédures contre la France



AFP 27/04/2009
L'Union européenne a lancé officiellement aujourd'hui des procédures pour déficit excessif contre la France, l'Espagne, l'Irlande et la Grèce, dont les finances publiques se sont dégradées ces derniers mois en raison de la crise, a-t-elle annoncé dans un communiqué.

25.4.09

Les Lunettes à Frédéric, ou : le Voyage au bout de l'Etat

J'en ai parlé en 2007 (Voyage au bout de l'Etat), l'auteur des "Lunettes à Frédéric" jette le masque sur Lumière 101 : Les Lunettes à Frédéric.

20.4.09

Infirmières en URSS française : un pas de plus sur la route de la servitude

Dès que l'Etat se mêle de ce qui ne le regarde pas, on peut être certain que son action est liberticide. Une interdiction et une règlementation en appelant une autre, la catastrophe étatique finit par instaurer mécaniquement un carcan dont la seule utilité est d'occuper les parasites de l'Etat, acharnés à mettre en esclavage le reste de la population au moyen de la force injuste de la loi.

La liberté d'installation des infirmières libérales sera à présent limitée. C'est en fait cohérent avec l'absence de toute concurrence dans ce domaine en raison des tarifs règlementés imposés par l'Etat. Comme aucun ajustement par les prix n'est possible, il faut un surcroît d'intervention pour obliger les infirmières à s'installer là où elles ne veulent pas aller. Le pire est que cette nouvelle entrave est mise en place avec la bénédiction des syndicalistes imbéciles, qui vendent la liberté de leurs adhérents et de leurs non-adhérents pour un plat de lentilles (une hausse des honoraires de 5,33 %), sans même demander pardon de leur veulerie (selon la dernière mode politique du "désir de pardon" qui fait florès ces jours-ci).

Avec son usine à gaz d'insécurité asociale, le Léviathan écrase tout sur son passage. Après le passage d'Attila, on pouvait au moins espérer retrouver quelque liberté et que l'herbe finisse par repousser un jour aussi verte qu'avant. Avec le Moloch français, qui est toujours, depuis 1945, aux ordres d'un cadavre, on est sûr tant de la poursuite de l'esclavage que de l'inéluctable ruine finale du pays. Parfois la Bêtise s'améliore, mais avec l'Etat le pire est toujours devant nous.

15.4.09

L'URSSAF : l'esclavage moderne dans l'annexe française de l'URSS

Article tiré de Nord Eclair : Les salariés de HBT menacent de s'enchaîner à l'Urssaf.


TOURCOING / VIE SOCIALE

Les salariés de HBT menacent de s'enchaîner à l'Urssaf

Patron d'une société en difficultés, Hantz Malfoy souhaite être exonéré de charges pendant un an. Il a été reçu par la direction de l'Urssaf.

Hier, les salariés de la société marcquoise HBT, étranglée par les charges, se sont mobilisés devant l'Urssaf de Roubaix-Tourcoing, avenue de la Marne. Entamée il y a huit jours, leur grève de la faim continue.



«En grève de la faim. L'Urssaf ne veut pas nous aider. » Sur les pancartes plantées devant l'Urssaf de Roubaix-Tourcoing, les salariés de HBT étalent leur amertume. Solidaires de leur patron, Hantz Malfoy. Depuis près de huit jours, la trentaine de salariés de cette entreprise de Marcq-en-Baroeul ne s'alimente plus. Leur façon à eux d'attirer l'attention sur la situation de leur société de plomberie, plâtrerie et peinture. « Des chantiers, on en a. Des clients aussi, le problème ce sont les charges », dénonce le patron.


Créée en juin dernier, HBT a cumulé près de 150 000 E de charges impayées. Un premier versement de 1 500 E a toutefois eu lieu à l'Urssaf la semaine dernière. Pour pouvoir poursuivre son activité, Hantz Malfoy souhaite « une grâce de six mois à un an de charges. » Hier, il a été reçu par Dominique Verraest, directeur adjoint de l'Urssaf. « Effacer la dette d'un coup d'éponge, ce n'est pas possible. Cette entreprise, en ne prenant pas contact avec nous avant, s'est mise en difficulté. Je comprends l'intérêt de préserver l'emploi, mais il n'y a pas d'autre solution que l'étalement du paiement », explique Dominique Verraest. Un rendez-vous avec la trésorerie générale du Nord a été fixé, le 16 avril.


Campés sur leurs positions, les salariés ont menacé de s'enchaîner aux grilles d'entrée de l'Urssaf, avant de finalement quitter le site en fin d'après-midi. La grève de la faim se poursuit. Les salariés recevront aujourd'hui le soutien de Claude Reichman, président du Mouvement pour la liberté de la protection sociale.


M.T.

8.4.09

Le monopole de la sécurité sociale n’existe plus !

Je recopie ici le texte de l’article du magazine Entreprendre n°227, daté de février 2009, de façon à ce qu’il soit facilement accessible par les moteurs de recherche. C’est un des meilleurs articles sur le sujet, il expose le problème dans tous les détails, et à ce jour il n’est pas réfuté, malgré tous les mensonges (pas innocents) de tous les gouvernements successifs, de tous les politiciens et de tous les syndicalistes, en dépit des condamnations au niveau européen de la France pour manquement.

A diffuser sans restriction par les partisans de la liberté et de la vérité !

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Magazine « Entreprendre » n°227, février 2009, pages 70-71, Paul Pelletier

Une formidable bouffée d’oxygène pour les entreprises et les ménages

Le monopole de la sécurité sociale n’existe plus !

Les citoyens ne le savent pas encore, mais ils pourront désormais s’assurer librement pour la maladie, la retraite, le chômage.

Il n’y a plus de monopole de la sécurité sociale. C’est le dossier le plus explosif de ce début d’année 2009. Et il est appelé à rester d’actualité pendant longtemps, tant il va avoir de conséquences sur le niveau de vie des Français et sur le fonctionnement des entreprises.

L’affaire, pourtant, n’est pas récente. On peut dater son début de 1992, et même de 1986 si l’on veut vraiment remonter aux sources. Comme dans la plupart des dossiers économiques, c’est une décision européenne qui a primé. Les choses sont en fait assez simples. A partir du moment où l’Europe, par un traité conclu en 1986 et baptisé « Acte unique », avait décidé d’ouvrir toutes ses frontières intérieures le 1er janvier 1993, tous les Etats la composant allaient devoir s’adapter en modifiant leur législation pour permettre aux citoyens européens de circuler librement et de s’établir dans n’importe lequel d’entre eux. A cet effet, il fallait supprimer tout monopole national. Même en matière sociale, alors que, comme la fiscalité, la politique sociale échappe à la compétence communautaire. Oui, mais voilà : il ne faut pas confondre la politique sociale… et ceux qui la mettent en œuvre.

L’assurance est une activité économique à part entière

Autrement dit, les Etats restent maîtres des lois sociales qu’ils peuvent promulguer librement, mais les organismes qui les mettent en musique doivent être mis en concurrence. Un Etat peut parfaitement décider que l’assurance maladie est obligatoire sur son territoire, et dire que tout contrat d’assurance devra couvrir tous les risques ou seulement une partie d’entre eux, mais il devra accepter que tous les organismes européens habilités à le faire exercent cette activité en concurrence avec les organismes nationaux. C’est très exactement le cas de figure de l’assurance automobile, où l’Etat définit les garanties obligatoires de tout contrat sans qu’il vienne à l’esprit de quiconque qu’un monopole national puisse être appelé à couvrir tout le monde. Et de fait l’assuré a le choix entre de nombreux assureurs nationaux et étrangers.

Ce qui était donc en cause en France, c’était le sacro-saint monopole de la sécurité sociale. Alors même que la Sécu n’est qu’un système d’assurances multiples, comme leur appellation l’indique bien : assurance maladie, assurance accidents du travail, assurance retraite, elle a fini par apparaître aux Français comme une sorte de génie tutélaire échappant aux lois économiques et bien sûr à toute concurrence. Or il s’agit d’une absurdité. L’assurance est une activité économique à part entière et doit obéir à des règles universellement reconnues. Rien n’empêche évidemment les Etats d’établir des mécanismes de solidarité, mais ceux-ci doivent être financés par l’impôt.

En France, comme d’habitude, on a tout mélangé. Résultat : une invraisemblable usine à gaz appelée « Sécurité sociale » dont personne ne comprend plus les règles ni le fonctionnement et qui coûte de plus en plus cher, au point qu’elle a accumulé des centaines de milliards de dettes que les adultes d’aujourd’hui comptent faire payer par leurs enfants et leurs petits enfants… si ceux-ci le veulent bien !

Les caisses de Sécu sont en fait des mutuelles !

Selon une méthode éprouvée, l’Europe, pour préparer la fin du monopole de la sécurité sociale, a procédé par directives. Il s’agit de textes de portée générale que les Etats doivent « transposer », c’est-à-dire adapter à leur droit national.

C’est ainsi que deux directives (92/49/CEE et 92/96/CEE) furent adoptées en 1992 par le Conseil européen – donc par les responsables politiques, et non par la Commission, qui n’a qu’un rôle de proposition et de préparation. La date d’application de ces textes fut fixée au 1er juillet 1994.

Que disaient ces textes ? Que pour la France, l’ensemble des risques sociaux pouvaient être couverts par des sociétés d’assurance, des institutions de prévoyance et des mutuelles. Que devenaient alors les caisses de sécurité sociale ? Etaient-elles vouées à la disparition ? Nullement, car elles sont toutes régies par le code de la mutualité, autrement dit elles sont tout simplement des mutuelles et s’intègrent dans le nouveau dispositif.

La France transposa en 1994 dans son droit national la partie des directives relatives aux sociétés d’assurance et aux institutions de prévoyance, mais buta sur le problème des mutuelles, tout simplement parce que cela aurait signifié la mise en concurrence immédiate de la sécurité sociale. Il fallut une condamnation de la Cour européenne de justice en 1999 pour que le gouvernement Jospin finisse par modifier, par une ordonnance du 19 avril 2001, le code de la mutualité, ouvrant ainsi la voie légale à la plus grande réforme qu’eût connue notre pays depuis 1945.

Un énorme et stupide mensonge

Oui mais voilà : voter une loi est une chose, l’appliquer une autre. Terrorisés à l’idée que les syndicats (qui pourtant étaient au courant depuis le début et n’avaient jamais manifesté d’opposition à une réforme qu’ils savaient inéluctable), les gouvernements successifs, celui de Lionel Jospin, puis ceux de Jean-Pierre Raffarin et de Dominique de Villepin, décidèrent de ne pas trancher sur la nouvelle donne sociale. Pire, ils donnèrent consigne aux tribunaux – indépendants, comme chacun le sait – de débouter systématiquement les citoyens qui voulaient bénéficier de ces lois et s’assurer librement. Ce que voyant, les caisses de Sécurité sociale se dirent qu’après tout, quelques années de monopole seraient bonnes à prendre et elles entreprirent de mentir allègrement aux candidats à la liberté sociale, les menaçant de poursuites devant les tribunaux.

L’argument utilisé par les caisses, et validés par les tribunaux des affaires de sécurité sociale (bien pratiques pour la Sécu qui est juge et partie) était des plus simples : « Les directives européennes et les lois françaises qui les transposent ne concernent pas la sécurité sociale ». Enorme manipulation, puisqu’il avait notamment fallu, pour transposer les directives, modifier… le code de la sécurité sociale. Mais c’est bien connu que plus c’est gros, mieux ça passe !

Le Petit Poucet et ses cailloux blancs

Le mensonge aurait pu prospérer encore quelque temps si un excès de zèle de la direction de la sécurité sociale (autrement dit du ministère) n’était venu révéler – bien involontairement – le pot aux roses.

En effet, pour tenter d’enrayer l’action des partisans de la liberté sociale, conduits par le président du MLPS (Mouvement pour la liberté de la protection sociale), Claude Reichman, qui se bat depuis 1991 pour faire triompher ses idées, la direction de la sécurité sociale a mis en place un portail Internet où se trouve réunis tous les éléments visant à confirmer le maintien du monopole. Mais voilà, à vouloir trop démontrer, les têtes pensantes de la Sécu ont lâché une information qui n’aurait jamais dû filtrer. Car elle prouve de façon éclatante que la Sécurité sociale est bien visée par les directives européennes et par les lois françaises qui les ont transposées.

Voici donc ce qu’on peut lire sur ce fameux portail : « Les institutions de retraite complémentaires régies par le titre II du même livre qui mettent en œuvre la retraite complémentaire obligatoire en répartition des travailleurs salariés et assurent une solidarité nationale interprofessionnelle (ARRCO et AGIRC, articles L921-1 et suivants du code de la sécurité sociale) relèvent, elles, de l’organisation de la sécurité sociale. » Dès lors, le Petit Poucet n’avait plus qu’à suivre les cailloux blancs. C’est ce que nous avons fait. Et voici ce que nous avons découvert. Les articles L921-1 et suivants du code de la sécurité sociale, cités par le portail, portent la mention « Loi n° 94-678 du 8 août 1994, Journal Officiel du 10 août 1994 ». Or la loi n° 94-678 du 8 août 1994, publiée au Journal Officiel n° 184 du 10 août 1994 , page 1165, est ainsi titrée : « Loi n° 94-678 du 8 août 1994 relative à la protection sociale complémentaire des salariés et portant transposition des directives n° 92-49 et n° 92-96 des 18 juin et 10 novembre 1992 du Conseil des communautés européennes ».

Ainsi donc, l’ARRCO et l’AGIRC, régimes de sécurité sociale à part entière, sont bel et bien visés par les directives européennes. Il en découle nécessairement que tous les régimes de sécurité sociale le sont aussi et qu’aucun d’entre eux n’a plus le moindre monopole.

Une sorte de miracle

Le monopole de la sécurité sociale est donc bel et bien terminé. Plus personne désormais ne pourra le nier. Les Français vont enfin découvrir les bienfaits de la concurrence sociale, comme ils ont pu le faire dans tous les domaines grâce au Marché unique européen. Dommage qu’il ait fallu plus de 14 ans pour y arriver. Toutes ces années perdues comptent très lourd dans les comptes des entreprises et des ménages. Mais dans la grave crise financière, économique et sociale qui sévit actuellement, la fin du monopole de la sécurité sociale et ses heureuses conséquences en termes de pouvoir d’achat apparaissent comme une sorte de miracle en ce début d’année propice aux vœux. Entreprendre est le premier magazine à vous le révéler. Reste à connaître la position du gouvernement Fillon qui dispose avec ce changement d’un grand effet de levier pour la croissance…

Paul Pelletier

5.4.09

Un paradis fiscal oublié : l'OCDE !!

Plutôt que d'aller mettre votre argent, ou même de déménager, dans une île lointaine au climat paradisiaque, faites-vous embaucher à l'OCDE ! C'est un paradis fiscal à elle toute seule : vous n'y payez pas d'impôt et vos cotisations sociales sont négligeables, sans parler de tous les autres avantages.

Et, cerise sur le gâteau, en bonne application du principe éternel de la politique "faites ce que je dis, et pas ce que je fais", vous pourrez jouer les redresseurs de torts en prétendant moraliser la finance internationale ! Au championnat des parasites, vous serez imbattable !

Il fallait le trouver, le G20 l'a fait !. Merci à Georges Lane !

30.3.09

La Chine va adopter le système de Sécurité sociale français

On sait que la France essaie d'exporter à l'étranger son système social, ce n'est pas neuf, j'en parlais déjà en 2004 : La France est fière d'exhiber son trou. Sans grand succès, sauf auprès des pays les plus arriérés politiquement (Cuba, Corée du Nord, Chine). Et voilà un premier succès qui se profile à l'horizon ! Même si c'est un peu technique, il serait dommage que cette victoire française passe inaperçue. Ce n'est pas tous les jours qu'on peut pousser le cocorico !

AFP, 30 mars, 02:30.

Hu Jintao, secrétaire général du Parti communiste chinois, a déclaré hier en clôture d'une session plénière du Parti consacrée à la protection sociale :

« Le modèle français est celui qui, dans le monde, est le plus proche de notre modèle collectivisé. Même s'il n'a pas l'efficacité d'un système totalement privé, il garantit une meilleure cohésion sociale grâce à la solidarité automatiquement imposée à tous. »

« Un des nombreux avantages pratiques de ce système est l'identification des personnes par un numéro unique, ce qui permettra un suivi politico-social personnalisé des populations. Un autre avantage, notamment avec le système de retraite, est le lien par lequel il rattache les personnes au régime politique actuel, seul apte à garantir le versement des pensions futures, ce qui suscitera une bienveillance accrue à l'égard de notre classe dirigeante et du Parti. Il est bon que les assujettis à un système social généreux soient solidairement conscients de la dépendance dans laquelle ils se trouvent vis-à-vis du reste de la société et du gouvernement. »

« Concernant l'assurance-maladie, nous adopterons une stratégie calquée sur le modèle français : les médicaments les moins onéreux seront très bien remboursés, tandis que les soins coûteux, la dentisterie, l'optique, seront remboursés sur une base forfaitaire de quelques yuans par acte. Cela permettra d'encadrer la dépense, cependant que les cotisations, proportionnelles au salaire, pourront croître selon notre objectif politique propre de pression fiscale à visée solidaire commune. »

« Nous admirons l'efficacité de l'idéologie française interne, qui est parvenue par sa propagande méthodique à persuader chaque Français de l'excellence du système de Sécurité sociale à la française, si bien que ce dernier n'est jamais critiqué, si ce n'est par quelques dissidents ultralibéraux isolés, réfractaires à l'humanisme marxiste, et imperméables à toute autocritique socialement responsable. »

« Pour éviter ce risque de déviation, par mesure de précaution, nous envisagerons une extension quantitative de notre système de laogai pour parer à certaines tentations individualistes hautement blâmables et haïssables. D'ailleurs, nous nous inspirerons des méthodes de recouvrement humanistes pratiquées en France : l'URSSAF française est pour nous un modèle de répression bureaucratique perfectionnée, qui a fait ses preuves du point de vue de la dissuasion entrepreneuriale et salariale. Pour ne pas grever le budget de l'Etat central, la prise en charge de l'exécution des déviants sera répercutée sur les familles concernées, quand elles viendront récupérer les restes mortels. »

« Le financement du système par le déficit, tel que le pratique la France depuis 30 ans, est aussi une excellente option, notre guide Mao Zedong n'a-t-il pas écrit : "l'avenir est inscrit dans l'Histoire : dépense sans compter, le moulin commun tournera, ton fils paiera tes dettes et honorera dignement ta tombe chaque matin au lever du jour". »


27.3.09

Démagogie ordinaire en Soviétie française

Alors que la Sécurité sociale française est un monstre soviétique déshumanisé qui, avec sa soi-disant mission de service public, peut faire illusion aux yeux de l'observateur ignorant, l'Education Nationale, qui n'a pourtant rien à lui envier, cristallise en un seul lieu tous les maux de la Ripoublique. Les extraits qui suivent montrent des membres du corps enseignant (que personne n'envie) qui font preuve d'un "parler vrai" qu'on aimerait entendre plus souvent. Bravo au scénariste !